Friday, 16 April 2010

Gaëlle-Marie Zimmermann de ZoneZeroGene, une interview avec du vrai cul dedans

Salut mes p'tits poussins ! 

Il y a quelques mois, je vous avais présenté ZoneZeroGene, un "bon site de cul" comme je le disais (et comme Google me l'a souvent rappelé ! \o/ ), par le biais de LaPeste. J'ai suivi ce site depuis, et je dois avouer que les choses ont bien changé, et ce principalement par le fait de cette même Peste. 

De son vrai nom Gaëlle-Marie Zimmermann, ma MILF préférée (après ma mère) a accepté de répondre à quelques unes de mes questions...

AG : Bonjour La Peste ! Peux-tu te présenter à mes chers et adorables lecteurs ?

GM : Je suis une pisse-copie écriveuse du ouèbe absolument infréquentable, également appelée "pseudo-journaleuse de merde" par certaines collègues journalistes-pour-de-vrai, tu sais, celles qui ont un orgasme à chaque fois qu'elles contemplent leur carte de presse. Non, plus sérieusement, je suis chroniqueuse, auteur, et j'écris également des livres (mon dernier est sorti au mois de mars). Je travaille également pour la presse écrite, notamment dans le cadre d'une collaboration régulière avec le magazine Sensuelle, dont la rédactrice en chef est Mélanie Courtois, une nana géniale qui a monté son magazine sans avoir un empire de presse sous le coude, et sans autre soutien que son énergie, sa conviction, et son envie de briser un peu les codes établis.

A la base, j'ai une formation juridique (attention, ça va être super excitant : master 1 droit privé), et au-delà de la psycho-sexo qui est mon domaine de prédilection, je m'intéresse également à tout ce qui a trait aux modèles économiques émergents sur le web, et aux enjeux sociologiques de ce que les penseurs 2.0 appellent "la révolution numérique". J'ai d'ailleurs bossé sur le dernier poster print de SFR player, qui aborde ce thème.

A côté de ça, j'ai 36 ans, je suis mariée et j'ai deux enfants, un fils de 11 ans et une fille de 9 ans et demi. Et, chose souvent considérée comme une sorte de tare absolue, je vis toujours avec le père de mes enfants, notre couple étant une sorte de concept surréaliste et fort peu urbain, puisque nous sommes ensemble depuis 15 ans. Un truc de ouf. Je sais, c'est honteux. [Evidemment, tout ceci n'est qu'une couverture destinée à marginaliser mon statut social : il va de soi que derrière cette apparente respectabilité, je suis une dégénérée, et sans aucun doute une obsédée sexuelle (il paraît que pour écrire des cochonneries pareilles on doit obligatoirement être une affolée de la bite).]

AG : Qu'est-ce que ZoneZeroGene ? Quel est son objectif ?

GM : C'est un mag en ligne (agence JS Web Production), consacré à la sexualité, et où les lecteurs ne sont jamais pris pour des cons. Lorsque j'ai commencé à écrire mes premières chroniques (en 2007, sur mes blogs personnels), mon objectif était de lutter contre le formatage médiatique du cul qui est monnaie courante dans la presse féminine. Lire des conneries préfabriquées m'avait donné envie de proposer autre chose, et de parler de sexe en sortant des carcans habituels. En gros, j'appelle une chatte une chatte, et j'évite de raconter des imbécillités.

ZoneZeroGene s'inscrit dans une démarche de "parler vrai", sans dramatiser ni frelater le propos. Le cul, c'est une source de plaisir, et parfois une source de questionnements, voire d'angoisses. Il y a moyen de fournir de l'info, de la réflexion, tout ça sur un ton léger, sans s'abaisser à produire la soupe industrielle habituellement fourguée par la presse féminine (oui, la presse féminine et moi, c'est une grande histoire d'amour). Pour autant, les articles de ZoneZeroGene ne sont pas des billets d'humeur improvisés : sous le côté "rigolons ensemble", le propos est construit, et tout est sérieusement documenté.

AG : Comment es-tu arrivée chez ZZG ? Quel est ton rôle sur ce site ?

GM : Je suis la directrice de publication du site. Au départ, je vendais simplement des articles à ZoneZeroGene, en tant que pigiste. A l'époque, je travaillais pour plusieurs supports (papier et web), mon premier bouquin était sorti en février 2009, et j'achevais la rédaction du second. J'étais également responsable du nouveau magazine en ligne de la société Yoba, mais la collaboration touchait à sa fin, comme prévu initialement. Je cherchais donc un nouveau projet dans lequel m'investir, et j'ai trouvé le concept de ZoneZerogene plutôt sympa, bien qu'encore balbutiant.A mon sens, le site méritait d'être repensé, et le concept ne me semblait pas tout à fait abouti. Mais il y avait de l'idée...

J'ai donc commencé à leur vendre des articles. Lorsque le propriétaire de l'agence a souhaité remanier le fonctionnement du site, il m'a demandé si j'étais intéressée par le poste de directrice de publication. Il m'offrait de travailler dans des conditions optimales, et après en avoir discuté avec lui, j'ai compris qu'il n'exigerait jamais que l'on aille vers un moins-disant éditorial : esprit d'ouverture, refus d'une ligne éditoriale hétérocentrée, liberté de ton, tout était possible, alors je n'ai pas hésité : j'ai accepté l'offre. C'était une belle occasion de faire ce que j'aime en gardant une marge de manoeuvre honnête.

AG : J'ai découvert ZZG à ses débuts, grâce à toi d'ailleurs, et je dois dire que les choses ont bien changé. Au commencement, il y avait pas mal de rubriques, un contenu bien plus hétéroclite qu'actuellement. Par exemple, la chronique du Docteur H., les actus culturelles... Que sont devenues ces rubriques ? Quels choix ont été faits et pour quelles raisons ?

GM : Au départ, le site était conçu comme une sorte d'agrégateur de contenu, et alimenté par des reprises de news déjà parues ailleurs. Ca ne présentait qu'un intérêt limité pour le lecteur. Par ailleurs, les rubriques avaient été conçues en tant que contenant, pour que ça en jette, mais les alimenter était difficile et pas toujours pertinent au regard de ce que le web offre en matière de publications dans les thématiques sexo. Par conséquent, il a fallu concevoir une nouvelle ligne éditoriale, et réaliser une véritable étude de "marché", ce que je mets entre guillemets puisque l'objectif était simplement de faire en sorte que le concept de ZoneZeroGene soit convenablement exploité et trouve son lectorat. Ce qui plaisait moins a donc été mis hors ligne, et nous avons décidé qu'il était inutile de proposer de l'actu "en doublon". Quel est l'intérêt de fournir de la brève qui a déjà été mise en ligne ailleurs, et de façon très pertinente ?

ZoneZeroGene propose aujourd'hui un contenu original, décalé, et souvent drôle. Par ailleurs, nous ne sommes les concurrents frontaux de personne, pour deux raisons : premièrement, nous ne sommes pas une grosse structure, et deuxièmement nous nous inscrivons dans une démarche de complémentarité. Nos partenaires, notamment Rue69, avec qui nous entretenons des relations très amicales, le savent et nous considèrent donc avec bienveillance.

AG : Qu'envisagez-vous pour l'avenir de ZZG ? Quelles sont tes intentions personnelles ?

GM : Le choix a été fait de ne pas monétiser violemment et sauvagement le site dès le départ. Nous prenons notre temps, et cette façon de faire les choses est tout à l'honneur de l'agence propriétaire du site (Js Web Production). Nos projets sont confidentiels pour l'instant, mais le site fonctionne et fonctionnera toujours de façon propre et transparente. Par exemple, nous ne faisons jamais appel à de la collaboration bénévole, ce qui est une dérive courante sur des sites qui se prétendent "collaboratifs" ou "participatifs" : sur ZoneZeroGene, on ne mange pas de ce pain-là.

J'estime en effet que sur un support en ligne, trois options peuvent être envisagées : soit le site est purement bénévole et dans ce cas tout le monde écrit gratuitement, et il n'y a aucun objectif de rentabilité. Soit le site envisage éventuellement de se monétiser et les profits seront répartis entre les contributeurs initialement bénévoles, de façon équitable. Soit le site est un produit financé par un propriétaire qui, de façon transparente, envisage une rentabilité future. Dans ce dernier cas, il n'y a pas à discuter, j'estime que le contenu se paie. Tous les pigistes qui écrivent sur ZoneZéroGene sont rémunérés. Ca me semble un minimum.

De mon côté, j'espère poursuivre cette collaboration le plus longtemps possible, et je continue à écrire sur d'autres supports, mes deux domaines restant la sexo et psycho-sexo d'une part, et le web en tant que modèle économique et révolution sociale d'autre part. Je n'ai plus trop le temps d'alimenter mes blogs mais je ne désespère pas de retrouver quelques moments pour écrire à titre de loisir, et reprendre notamment mes chroniques vipérines, assassines et caustiques. Ca me manque de ne plus faire la langue de pute. J'ai également trois autres bouquins en projet, et un tas d'idées en attente. Bref, j'ai de quoi m'occuper.

J'aime beaucoup le passage sur les sites collaboratifs ou participatifs, puisque c'est exactement ce que je fais avec ideonimbus et programmateur ! Mais bon, à ma décharge, je ne monétise pas du tout ces sites. Pour le reste, je suis d'accord avec Gaëlle-Marie sur les trois options pour les supports en ligne : si on veut faire de l'argent avec de la production de contenu, il faut rémunérer les rédacteurs, de quelque façon que ce soit. 

Bon, tout ça pour dire que si vous voulez lire des articles sur le sexe pertinents, intelligents et drôles, lisez ZoneZeroGene !

Belle journée à vous ! :-)

Saturday, 13 June 2009

Zone Zéro Gène, un site de cul safe for work !

Bonjour les zamis ! 

Aujourd'hui j'ai l'honneur de vous présenter le site ZoneZeroGene.com, un site qu'il est bien qu'il parle de cul. Et ouais ! Et le must, c'est que c'est un site que vous pouvez même mater au boulot, avec pour excuse que "vous vous informez sur les actualités sexos du monde, vous découvrez de nouveaux horizons culturels, toussa". Mais dites pas que vous vous payez une bonne tranche de rigolade, sinon le boss va moins apprécier.

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